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Première journée du team TSM au Japon 27/05/2005
Par le Team Kawasaki Freeman


Comme la majorité des teams engagés dans le mondial de Motocross 2005, l’équipe TSM Kawasaki Freeman s’est envolée en début de semaine pour le Japon ou se dispute ce week-end la sixième des dix-sept manches du championnat. Avant que ne s’élancent les premiers essais nous avons rencontrés Christian Bayle et Christophe Pourcel sur le circuit de Sugo.
Situé à 40 minutes de la ville de Sendai (10ème ville du Japon avec 1 million d’habitants), le circuit de Motocross de Sugo est à deux kilomètres du circuit de vitesse qui accueillit voici quelques années une manche du championnat du Monde supersport. Bonne surprise pour tous les participants à cette épreuve, l’accueil chaleureux des organisateurs qui ont multiplié les efforts pour ce premier GP organisé au Japon depuis maintenant dix ans, les cinq précédents ayant été organisés à Suzuka.
Chaque équipe dispose d’une tente permettant de s’installer pour le week-end, alors que côté logistique tous les teams ont cotisé pour que Lorenzo Resta, habituel cuisinier du team Honda Martin vienne et nourrisse près des deux cent européens (à savoir pilotes, managers, mécaniciens, techniciens et journalistes) dans une cantine installée au beau milieu du paddock. Ambiance garantie, comme toujours dans ce type d’épreuve ou personne ne dispose de son mobil-home ou de son semi-remorque.
Arrivé mercredi au Japon, Christophe est venu découvrir le circuit vendredi matin. «Je souffre encore un peu du décalage horaire (sept heures avec la France) car la seconde nuit a été moins bonne que la première. En arrivant au terrain, nous sommes allé courir avec Christian, cela fait un bon décrassage car le voyage fut long. La piste est très belle, c’est le circuit le mieux préparé que nous ayons eu cette saison ! Nous sommes au Japon, ils ont voulu bien faire pour leur premier GP ici à Sugo alors qu’en Europe les organisateurs tombent dans la routine ; à ce sujet je voudrais féliciter les organisateurs de Saint Jean d’Angely qui ont fait du bon boulot sur leur circuit. Je suis allé rouler là-bas avant de venir ici, la texture du sol est un peu comme ici, c’est meuble et cela permet d’avoir de multiples trajectoires. C’est très bien, cela n’a plus rien à voir avec le précédent circuit et on se croirait aux US ! D’ici le Grand Prix de France fin juin ils vont peaufiner les obstacles et faire des whoops, cela va être je pense super, » confie Christophe qui a déjà eu l’occasion de voyager « overseas » lors d’un périple aux USA. « Le décalage horaire je connais un peu, puisque je suis déjà allé aux US. L’intérêt d’un GP comme le Japon c’est que pendant une semaine on vit différemment, nous sommes plus proches au sein du team et il règne une autre atmosphère dans le paddock. Il faut s’habituer à ce genre de voyages quand on aspire à partir un jour rouler aux USA, et on a pris le temps de se promener dans Sendai ; ce qui m’a un peu surpris ici c’est de voir tant de monde dans les rues, c’est assez impressionnant, » poursuit Christophe qui espère que le GP va enfin se dérouler sur une piste sèche après la succession de GP dans la boue. La météo locale n’est pas franchement optimiste, et en cette fin de journée (vendredi) un orage a éclaté sur le circuit…
L’organisation d’un tel GP n’a bien sûr rien à voir avec les habitudes pour un manager, et Christian détaille celle-ci. « Contrairement à l’Afrique du Sud l’an passé nous avons fait venir une moto d’Europe, c’est bien car Christophe ne va pas être dépaysé. Cela coûte plus cher au team mais je pense que pour lui c’est beaucoup mieux, d’autant que cette moto sera rapatriée en Angleterre dès jeudi pour le prochain GP. Le voyage s’est bien passé, nous avons (Christophe, son père Roger, son mécanicien Jeremy, Patrick le coordinateur technique et Christian) fait un vol Paris-Londres-Tokyo. De là nous avons pris un premier train pour Tokyo, puis nous sommes monté dans le Shinkansen qui est le TGV Japonais pour rejoindre Sendai, qui est à 400kms au Nord de Tokyo. Hier jeudi nous avons fait du shopping dans Sendai, on a pu apprécier la culture et la cuisine japonaise avant de s’immerger à nouveau dans le Grand Prix. La première impression est excellente, et ce GP a vraiment été préparé avec minutie, » confiait Christian au terme de la première journée du GP. Demain samedi les choses sérieuses commencent, avec pas moins de quinze pilotes Japonais engagés en catégorie MX2. Côté Kawasaki, à signaler que Tanel Leok et Stephen Sword étrennent les modèles de pré-série 2006, qu’ils sont venus tester avant l’épreuve.

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