
Départ aujourd'hui après deux abandons en 2004 et 2005
Pierrick Bonnet attaque son sixième Dakar. Après deux abandons successifs, le Caennais veut retrouver le plaisir de l'arrivée au lac rose, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale sénégalaise.
Tous les ans Pierrick Bonnet doit trouver les mots justes. Ceux lui permettant d'expliquer à Laurine, bientôt neuf ans, la passion le poussant vers un autre continent, aux derniers jours de décembre. A passer le réveillon de fin d'année en route vers l'Afrique, dans l'inconfort d'une journée en moto plutôt qu'au domicile familial. Convaincre est de plus en plus difficile. Cette fois Pierrick Bonnet a bien préparé son affaire. Laurine doit accompagner sa maman à Dakar, mi-janvier, pour applaudir son père à l'arrivée du plus prestigieux des rallyes raid. « C'est une motivation supplémentaire pour aller jusqu'au bout », lance Pierrick Bonnet.
Cette année, il a promis de ne pas décevoir Laurine. Comme papa, elle reste sur deux mauvais souvenirs. Celui lié à une casse de boite de vitesse l'an passé : « A quatre heures de l'après-midi. J'ai rapidement compris que c'était fini, j'ai attendu le camion balai jusqu'à quatre heures du matin ». L'autre pour une cloche d'embrayage qui cédait en 2004 : « J'avais eu un problème d'amortisseurs, on avait mis toute la nuit pour le régler. J'étais reparti sans dormir et le lendemain j'avais ce nouveau pépin ». Rageant.
Aléas du Dakar, en 2003 il brisait sa chaîne dans l'avant dernière étape. « Ça aurait pu s'arrêter là, j'y ai pensé ». Il se faisait dépanner une heure plus tard pour finir 40e. Finir, comme lors de ses deux premières participations (39e puis 30e). Finir, son but, celui qu'autorise un budget de 16 000 euros. Un but logiquement facilité par quelques années d'expérience : « On stresse moins pour certaines choses, on va davantage à l'essentiel ».
Le Dakar 2006, Pierrick Bonnet l'effectuera sur une KTM neuve, l'autre avait fait son temps. Le Calvadosien se réjouit aussi d'une formule qui devrait laisser davantage de place à l'initiative personnelle. « L'utilisation du GPS est limitée par l'organisation pour ralentir le rythme du rallye, pour limiter les dangers. Ça tournait ces dernières années à la course de vitesse dans le désert. Là, il faudra davantage se concentrer sur le road book, faire ses propres choix ». Ce n'est pas pour lui déplaire.
Le Dakar 2006, Pierrick Bonnet l'effectuera sur une KTM neuve, l'autre avait fait son temps. Le Calvadosien se réjouit aussi d'une formule qui devrait laisser davantage de place à l'initiative personnelle. Ce n'est pas pour lui déplaire.
![]() | News précédente MX NO FEAR DE PERNES : TORTELLI FACE AUX GP STARS ! | News suivante Numero pour les GP 2006 | ![]() |
Réalisé par Julien Anquetil - utilisation de artiphp Plan du site