

Vice-champion du Monde en titre, le Marseillais
Yves Demaria aborde la saison 2006 très déterminé. Vainqueur en 99 à Castelnau
de l’ouverture du Mondial 500, l’officiel KTM entend bien récidiver cette année
et effacer ainsi sa déception de l’an passé, quand un problème mécanique lui
coûta la victoire dans cette épreuve qui lui est chère.
Doté de l’un des plus beaux palmarès du cross français avec notamment un titre Mondial en Individuel (MX3 en 2004) et un titre Mondial par Equipes (victoire au Motocross des Nations 2001), vingt cinq succès en Grands Prix et quinze titres Nationaux, Yves Demaria attaque sa dix-neuvième campagne mondiale avec une motivation intacte, comme nous avons pu le constater à quelques jours de ce Grand Prix de France 2006 qui se disputera les 1 et 2 avril sur un circuit de Castelnau de Lévis qu’on ne présente plus.
Yves, toujours aussi motivé à l’approche de ta 19ème saison de Mondial ?
Eh oui, plus je vieillis et plus je suis motivé en
fait car je sens que la fin de ma carrière se raccroche ! Chaque année je me
motive un peu plus pour m’entraîner et pour être performant, et à deux semaines
de l’ouverture du championnat à Castelnau tout se passe comme
prévu.
Castelnau t’avait bien réussi en 99 ou tu t’étais imposé dès ton 1er GP 500 sur l’Husqvarna, cela avait moins bien marché l’an passé ?
C’est vrai, mais Castelnau reste un circuit que j’affectionne et nous savons tous que les années se suivent et ne se ressemblent pas, heureusement d’ailleurs ! J’espère que cette fois-ci les choses me souriront, et surtout qu’en fin d’année je serais une nouvelle fois champion du Monde. Sans cette casse mécanique à Castelnau je l’aurais peut être eu ce titre, mais c’est comme çà. Je suis hyper motivé pour l’ouverture de la saison, et de plus Castelnau est un circuit qui convient parfaitement à notre moto et je prends toujours beaucoup de plaisir là-bas. C’est une très belle organisation, il y a toujours du public, et j’espère que je pourrais leur offrir une Marseillaise.
L’an passé tu espérais accrocher un second titre mondial de rang, ce qui n’a pas été le cas. Ta motivation doit être encore plus forte cette fois, avec pour objectif de décrocher un second titre mondial individuel comme Bayle, Tortelli, Bolley ou Pichon l’ont fait avant toi ?
C’est clair que je n’ai qu’un objectif, c’est d’être champion du Monde à la fin de l’année. Mais un sport mécanique reste un sport mécanique et il y a toujours les aléas de la compétition, même si l’on fait tout pour maîtriser un maximum de paramètres. Physiquement et mentalement je suis prêt, la moto a bien évolué durant l’hiver. Nous avons un nouveau moteur, plus compact que le précédent, et tous les tests effectués jusqu’à présent sont positifs.
Ton équipier Sven Breugelmans a décroché le titre l’an passé, on peut penser que le titre va une nouvelle fois se jouer entre vous deux cette saison ?
Je le pense, dans la mesure ou l’usine KTM est la
seule qui se donne les moyens de gagner ce championnat. Il est clair que ses
deux pilotes officiels sont du même coup les mieux placés, et une fois encore le
titre risque de se jouer entre nous deux même si d’autres pilotes ne manqueront
pas de profiter de la moindre opportunité pour gagner des courses, comme ce fut
le cas l’an passé. On y verra plus clair après quelques
épreuves.
Yves, tu disais précédemment que tu sentais la fin de carrière approcher, combien d’années penses-tu rouler encore ?
Tant que j’ai la motivation et que j’obtiens les résultats escomptés ! Je sais que la catégorie MX3 est parfois sous estimée, mais physiquement nos motos qui sont les plus puissantes du marché sont très exigeantes. Quand je vois ce que je suis capable de faire avec une 450 à l’entraînement je me dis que j’aimerais bien rouler en MX1, mais l’usine KTM ne le veut pas. Je sais que j’ai encore quelques bonnes années devant moi, et à minima je roulerais encore pendant deux saisons.
Tu as entamé ta collaboration avec KTM en 2002, on a l’impression qu’il y a une réelle complicité entre eux et toi ?
J’ai de très bons contacts avec eux depuis le début, je sais qu’ils ont confiance en moi et à plusieurs reprises j’ai pu leur donner un bon coup de main. Je partage beaucoup d’informations avec eux, qui dépassent souvent le cadre de mon simple rôle de pilote et au fil des années il s’est créé une réelle relation d’amitié avec Kurt Nicoll, le responsable du service compétition de l’usine.
Quel regard portes-tu sur l’avenir du cross français ? Ta génération, dont font également partie Mickael Pichon ou Mickael Maschio commence à décompter les saisons qu’il vont encore faire et vois-tu une réelle relève derrière ?
Il y a plusieurs jeunes prometteurs qui arrivent, dont les frères Pourcel. J’espère qu’ils iront au bout sans se briser les dents en chemin, cela semble bien parti pour qu’ils reprennent le flambeau derrière nous. Cela fait tout juste vingt ans que l’on a fêté le premier titre mondial français, et je pense qu’il y a un avenir prometteur pour le cross français. On aura d’ailleurs l’occasion à Castelnau de se faire une bonne idée du potentiel des jeunes en observant le Championnat d’Europe 125, d’ou devraient sortir les vedettes des années 2010.
Palmarès Yves Demaria
- Ne le 22 janvier 1972
- Champion du Monde MX3 en 2004
- Champion du Monde par Equipes Nationales en 2001 (MX des Nations, Namur)
- Quinze titres de Champion de France
- Vice-Champion du Monde MX3 (2005) et 125 (1993)
- Vainqueur de 25 Grands Prix
Situé aux portes d’Albi (7 kms au nord ouest) et non loin de Toulouse, Castelnau de Lévis vous attend donc les 1 et 2 avril prochains pour un week-end sportif et éventuellement gastronomique, dans une région qui ne manque ni de charmes ni d’atouts. Plus d’infos auprès du club (05.63.60.58.89 après 19 heures) ou auprès de l’office de tourisme d’Albi (05.63.49.48.80)
info mediacross
Réalisé par Julien Anquetil - utilisation de artiphp Plan du site